Bonjour,
Rassurez-vous, les sommes versées par votre père s'apparentent ici à une pension alimentaire ou à des présents d'usage, lesquels ne sont pas imposables et ne nécessitent aucune déclaration s'ils sont proportionnés aux revenus du donateur pour aider un enfant étudiant.
Si vous souhaitez néanmoins régulariser pour éviter tout conflit avec votre sœur lors de la succession, vous pouvez remplir un unique formulaire 2735 en indiquant la somme globale et la date du dernier virement, sans pénalités si vous prenez l'initiative de la démarche (l'abattement parent-enfant de 100 000 € couvrira largement les droits).
Au moment du décès, le notaire interrogera les banques, mais ces aides au quotidien sont rarement requalifiées en "dons rapportables" si elles ont servi aux besoins de la vie courante.
Il n'est pas nécessaire de passer par un notaire maintenant ; une simple déclaration spontanée au fisc suffit à "dater" le don et à protéger votre abattement.
Merci d'indiquer que la question est résolue.
il y a 9 jours
Bonjour, merci pour la réponse. Il ne s'agit pas de présents d'usages car pas pendant noël/occasions spécifiques.Cela n'a pas été déclaré comme pension de mon côté, car je ne savais pas qu'il fallait le faire. Je ne sais pas si c'est déclaré comme tel du côté de mon père non plus, car si j'aborde le sujet des finances il s'énerve. Il m'avait dit que je n'avais rien à faire et il pense avoir raison.
Je quelqu'un de très visuel et assez anxieux, désolé. Je veux être certaine de bien comprendre. Imaginons un scénario: ces dons manuels non-déclarés totalisant30-40 000$ sont découverts et mentionnés seulement lors de la succession, dans 15-20 ans. Mais que entre temps il y aurait eu un autre don manuel, cette fois-ci notarié. Si le total des deux dépasse 100 000, aurais-je les pénalités de retard de 0.2% par mois et une majoration de 40%, pour le montant qui dépasse? (Certaines sources me disent que non, mais c'est les chiffres effrayants que je trouve sur internet)
En fait, ce qui me stresse ce n'est pas tant le partage de succession entre soeurs, mais le fait de 20 ans plus tard devoir payer des majorations ou pénalités de retards exorbitantes par accident.
il y a 9 jours
Rassurez-vous, le fisc ne peut pas appliquer de pénalités de retard sur des dons passés s'ils sont révélés pour la première fois lors de la succession, car c'est cet événement qui rend l'impôt exigible.
La règle du rappel fiscal de 15 ans signifie simplement que les dons de 40 000 € viendront grignoter l'abattement de 100 000 € disponible au moment du décès, sans majoration rétroactive de 0,2%.
Les pénalités de 40% ne s'appliquent qu'en cas de dissimulation volontaire découverte lors d'un contrôle fiscal du vivant de votre père, pas lors du règlement classique d'une succession.
Pour dormir tranquille, sachez que vous pouvez déclarer ces 40 000 € aujourd'hui sans payer d'impôt : cela date officiellement le don et protège votre abattement pour le futur.
Merci d'indiquer que la question est résolue.
il y a 8 jours
Bonjour,
Les virements de votre père sont en principe des « dons manuels » imposables seulement s'ils sont déclarés ou révélés à l'administration (par vous, dans un contrôle, ou plus tard dans la succession
Il n'existe pas d'exonération générale pour « aide parentale », seuls les petits « présents d'usage » à l'occasion d'événements particuliers échappent aux droits, ce qui ne correspond pas à un soutien régulier
Concrètement, vous avez deux options : soit régulariser dès maintenant en déclarant le don manuel (aujourd'hui obligatoirement en ligne depuis le 1er janvier 2026 sur la base d'un montant global estimé et d'une date que vous fixez (l'administration accepte une approche par globalisation quand on n'a plus le détail), soit attendre la succession : dans ce cas, ces sommes devront être mentionnées dans la déclaration de succession et pourront alors être taxées, avec intérêts de retard sur plusieurs années.
Un dépôt tardif est en principe assorti d'intérêts et éventuellement de petites pénalités, mais le montant reste souvent limité pour une somme comme 30 000 €, surtout si vous vous présentez de bonne foi. Déclarer maintenant permet en général de « figer » la situation et de limiter les risques et discussions futures avec le notaire et le fisc ; si vous hésitez, l'idéal est de prendre rendez-vous avec un notaire ou un avocat fiscaliste pour chiffrer précisément les droits et pénalités possibles selon votre cas.
Bien à vous
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